Lu dans :
"Le Français dans le monde", n°389, septembre-octobre 2013, pp.32-33
"Ma patrie, c'est la langue
française", ainsi s'exprime Albert Camus le 10 décembre 1957, quelques
jours après avoir reçu le prix Nobel de littérature. Cette déclaration,
restée célèbre, sert de point de départ à une réflexion sur les
relations entre langue et patrie. Pour Xavier North, délégué général à
la langue française et aux langues de France, la langue maternelle est
d'abord la langue d'une patrie, fût-elle imaginaire ou perdue. Le
passage d'une langue à l'autre permet d'éprouver la diversité des points
de vue sur le monde, de faire de la langue qu'on s'approprie un outil
d'émancipation.